Fragments sur les Temps Présents

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La Nouvelle droite française et son rapport avec Mai 68

Posté par jeanyvescamus le 31 août 2009

Affiche de Mai 68Par Jean-Yves Camus

Le Groupement de Recherches et d’Etudes pour la Civilisation Européenne (GRECE) et les associations qui lui sont (ou furent) liées forment ce que les historiens des idées nomment désormais par convention la « Nouvelle droite » (ND). C’est cette mouvance dont nous allons tenter de reconstituer le rapport avec ce qu’on appelle « le mouvement de mai 68 » et, de manière plus large, avec les idéologies qui, à l’extrême-gauche, en formaient l’ossature. Pour ce faire, il importe dès le départ de ne pas se laisser égarer par les apparences : si le GRECE est bien né officiellement en 1968, un peu avant le déclenchement des événements qui allaient ébranler la France, sa création n’est en rien la conséquence desdits événements et le développement, les choix idéologiques comme l’évolution ultérieure de la ND, lui sont très peu redevables. Lisez la suite de cette entrée »

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Des différentes tentatives d’investissement de la musique par l’extrême droite

Posté par gildaslescop le 25 avril 2009

affiche-hitlerjugend-tambourPar Gildas Lescop

« Cette machine tue les fascistes ». Cette phrase collée sur la guitare de Woody Guthrie, grande figure du folk américain engagé dans les luttes sociales de son temps, signifiait que la musique pouvait être une arme efficace dans les combats politiques. Forts de cette conviction, nombreux seront les artistes qui, du folk protestataire au rock contestataire, voudront, à sa suite, se doter d’un arsenal sonore afin de changer la société. D’une rafale de notes bien ajustée, la guitare comme substitut de la kalachnikov, saurait certainement réduire au silence tous les fascistes et leurs affidés.  Et si les fascistes s’emparaient à leur tour de cette redoutable machine ? Perspective guère concevable a priori tant le rock et l’idéologie fasciste ne semblaient pas alors faire bon ménage. Lisez la suite de cette entrée »

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Qu’est ce que la solidarité ? [2/2]

Posté par dominiquesistach le 1 avril 2009

Jaurès : la solidarité sociale et non ethnique comme voudraient le faire accroire d'aucunsPar Dominique Sistach 

La solidarité est désormais socialement obligatoire. Si le terme a aussi pour sens premier, ce qui est physiquement solide, on comprend mieux le sociologue britannique, Zygmunt Baumann qui qualifie la société contemporaine, et l’amour même, comme étant rendus à l’état liquide. C’est là le travail impératif des institutions sociales : garantir, entretenir, restaurer la liquidation de tous les types et de tous les états de solidarité, pour lutter plus encore contre la liquidation des dispositifs plus ténus, au cœur même du rapport social, ceux qui font que nous nous reconnaissons encore entre nous. Voilà aussi pourquoi l’État Providence est devenu myriade d’institutions sociales, d’institutions des solidarités. Lisez la suite de cette entrée »

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Qu’est-ce que la solidarité ? [1/2]

Posté par dominiquesistach le 25 mars 2009

mains1Par Dominique Sistach

Le destin des mots nous est inconnu, leurs sens semblent ainsi transportés par la destiné de leur époque. Cependant, la littérature savante et sa doctrine nous laissent à penser que l’histoire elle-même n’est qu’un organon du discours. La recherche du sens nous fixe notre objet en mouvement. Nous ne nous posons plus alors la question du « qu’est-ce que ? », mais bien celle du « quand est-ce ? », et surtout celle du « pourquoi est-ce que cela change ? » Comme l’exposait tendancieusement Léon Bourgeois à la fin du XIXème siècle, il existe une solidarité naturelle qui dépasse toutes lois des intérêts. Cette solidarité est au-delà de l’histoire des intérêts particuliers, elle relève d’une loi de l’espèce et de sa survie. Selon la tradition aristotélicienne, on le sait, l’homme est un être destiné à vivre en société. La socialité et la solidarité sont ainsi des primats humains, au-delà de ce qui caractérise tout être vivant qui doit se nourrir, se reposer et se reproduire, le propre de l’humanité est de n’exister que par l’autre. Lisez la suite de cette entrée »

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Le Massacre des Innocents 2.0

Posté par dominiquesistach le 29 janvier 2009

le-massacre-des-innocentsPar Dominique Sistach 

Sommes-nous dans une société d’âge mûr ? Arrivons-nous à un seuil quantitatif, celui de la moyenne de nos âges, où les normes et les pratiques sociales se transforment ? L’actualité nous rappelle que l’affaire « du jeune » n’est pas seulement une question de sociologie, a fortiori d’une question de sociologie de masse d’une culture dominante saisie par la transe des moyennes statistiques. Il y a des sujets, disait Cornélius Castoriadis, qui nous imposent des textes franchement « désagréables ». Lisez la suite de cette entrée »

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L’Historien, entre la société et le politique

Posté par nicolaslebourg le 24 janvier 2009

le_prisonnierPar Nicolas Lebourg 

La recherche historique ne se fait jamais hors du contexte culturel global. L’historien a des outils scientifiques mais est aussi un acteur social. Il participe au paradigme en vigueur, c’est-à-dire à l’ensemble des représentations et conceptions socialement admises. Aussi quand le scientifique fait œuvre de raison, il le fait dans l’espace du temps qu’il habite, parfois contre celui-ci. Nombre de personnes ne comprennent ainsi pas comment des théories qui paraissent aujourd’hui aussi saugrenues que celles jadis diffusées sur les races aient pu disposer du soutien d’intellectuels et savants. En effet, ces idées participaient à l’espace public et à la formation intellectuelle rationnelle. Au jour présent, l’exigence d’un rôle social de l’histoire, d’un devoir de mémoire, aboutit à une lecture unidimensionnelle des faits et un refus de regarder le document historique comme un objet produit pour y voir l’essence de la vérité. Dans tous les cas, c’est la question de la fonction  sociale de l’historien et de l’intellectuel qui est posée. Lisez la suite de cette entrée »

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Qu’est-ce que “le social” ? [2/2]

Posté par dominiquesistach le 15 janvier 2009

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Par Dominique Sistach

En l’état de la gestion de politiques publiques aussi imbriquées dans la structure même de la plus-value que dans le « substrat social », le temps n’est plus à l’action collective, syndicale ou mutualiste, mais appartient à la seule organisation publique. La politique du logement social nous le montre en étant le plus souvent une politique du « sparadrap sur la jambe de bois ». La richesse de l’exploitation du bâti, parfaitement développée dans une France de la rente, hiérarchise l’espace selon la loi de la plus-value, plus encore que par les valeurs de la classe sociale des possédants. Rendue à l’autonomie du capital, la gestion de l’espace dépend totalement de son exploitation. Développer le logement social, correspond alors aux mêmes règles d’entropie du logement locatif. Il compense et régule les prix des loyers, mais simultanément contribue aux équilibres de l’usage des espaces et à leur nominalisation. Lisez la suite de cette entrée »

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Qu’est-ce que “le social” ? [1/2]

Posté par dominiquesistach le 10 janvier 2009

fmobPar Dominique Sistach

Qu’est-ce que “le social” ? La question peut paraître incongrue, tant le terme semble utilisé, médiatisé et rendu malléable par l’ensemble des discours. La notion reste pourtant souvent inconnue du plus grand nombre. Le terme social ou l’expression « le social » recouvre deux acceptions distinctes. Le terme initial recouvre l’ensemble des interactions humaines, dont le prime et continuel rapport se fait d’abord vers soi-même. En ce sens, le terme social recouvre l’ensemble des phénomènes sociétaux que saisit plus ou moins habilement la sociologie, notamment quand elle se résume à des découpages statistiques, à des imaginaires en diagramme. L’expression « le social » est circonstanciée à l’action collective qui défend la société des agressions qu’elle subit ou qu’elle s’inflige. « Le social » relève ainsi simultanément du sociétal et de la nomination de ce que l’on appelle communément les « problèmes sociaux » qui sont déterminés et régulés par l’action publique et/ou associative. Lisez la suite de cette entrée »

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“Ni droite, ni gauche : en avant !” : en quête d’une “Troisième voie”

Posté par nicolaslebourg le 15 novembre 2008

Affiche de propagande travail en Allemagne - VichyPar Nicolas Lebourg

Si, au cœur de l’idéologie de l’extrême droite se tient la dénonciation de la réduction de l’homme à l’économique, les fascistes ont fait montre de plasticité et de pragmatisme en considérant que « le fascisme n’est pas attaché particulièrement à un système de production »[1]. Pour les néo-fascismes, exclus du système politique, pourfendre symétriquement les matérialismes capitaliste et marxiste est tâche dialectique complexe lorsqu’ils voient l’ordre mondial être bipolarisé par l’affrontement de ceux-ci. Les études sur les néo-fascismes éludent d’ailleurs amplement la question de leurs théorisations économiques, signe du peu de sérieux prêté aux néo-fascistes, et, par là même, de la complexité pour eux à produire un discours viable et audible (et réciproquement : leur difficulté à la production de thèses économiques explique en partie le peu de sérieux qui leur est prêté). Lisez la suite de cette entrée »

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