Comment comprendre le fascisme ? C’est un objet souple, fluide. Sans texte fondateur ni dogme, il a pu, selon les nécessités de l’instant, prôner en matière économique et sociale aussi le bien la non-intervention de l’Etat que le dirigisme. Le définir a donc toujours été un défi. Le fascisme se veut hors de définition, il refuse d’être un « isme » comme les autres : Mussolini invente le terme mais quand on lui demande ce qu’il recouvre il répond que la doctrine du fascisme c’est le fait, son programme de gouverner l’Italie. Or, définir un sujet, c’est poser une problématique, décider de limites, affirmer un point de vue. Selon la définition que l’on choisit se transforment l’objet historique, son analyse, la réalité même qu’on lui prête. Ainsi, le terme « fascisme » ne se limite pas à l’Italie du Duce. Pour les historiens, il est souvent question des fascismes : le cas transalpin, le nazisme, des mouvements et partis français, roumain, croate, etc., certes constitués par imitation globalement, mais en intégrant des traditions propres. Lisez la suite de cette entrée »
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Qu’est ce que le fascisme ?
Posté par nicolaslebourg le 24 novembre 2009
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Los Españoles en el Campo de Rivesaltes [1939–1986]
Posté par nicolaslebourg le 9 septembre 2009
En 1938, el ejército francés construye el campamento militar Joffre en el municipio de Rivesaltes, a unos treinta kilometros de la frontera franco-espanola del Pertus. Conocido como « el Campo de Rivesaltes », este emplazamiento abarca 615 hectareas en una planicie caracterizada por un clima particularmente violento: un frio insoportable en invierno y un calor intolerable en verano. Estas peculariedades fueron las que provocaron que el ejército renunciara a su proyecto inicial, la instalacion de caballerizas, al considerar que los caballos no podrian sobrevivir en semejantes condiciones. Como le escribe Joël Mettay, un periodista que ha trabajado sobre la historia del campo : lo que no impidio que el sitio se juzgara como apto para acoger a los diferentes grupos humanos que mas tarde serian internados en este espacio. Lisez la suite de cette entrée »
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Comprendre l’Extermination des juifs d’Europe
Posté par nicolaslebourg le 22 août 2009
Durant le procès Papon, Claude Lanzmann affirma « l’absolue obscénité » qu’il y aurait à vouloir « comprendre la Shoah » ; c’est là une idée désormais amplement répandue en France. Ainsi, l’hégémonie culturelle et médiatique de la représentation mémorialiste n’a eu d’autre conséquence que de mener une guerre à l’intelligence et à la vérité des faits, tels que l’ont démontré Pierre Nora et Françoise Chandernagor (Liberté pour l’Histoire, CNRS éditions, Paris, 2008). Car, comprendre, comparer, mettre en intelligence, c’est là le travail même de l’historien. Il n’est en rien étonnant que cet interdit ait été formulé par celui-là même qui imposa en France le mot « Shoah ». Lisez la suite de cette entrée »
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L’Epuration ou comment régénérer et réconcilier Etats et sociétés [1944-1948]
Posté par nicolaslebourg le 28 juillet 2009
Si dans chaque pays il y a châtiment des collaborateurs, la sortie de la Seconde guerre mondiale voit réussir un projet qui avait échoué lors de la sortie de la guerre 14-18 : le jugement devant une Cour internationale des dirigeants allemands accusés d’avoir causé la guerre. Churchill n’était pas pour, considérant qu’il fallait fusiller les dignitaires du Reich sans autre forme de procès. Roosevelt, Staline et de Gaulle (questionné à ce sujet en avril 1945) étaient partisans de ce jugement. Mais aux crimes de guerre sont ajoutées de nouvelles qualifications : c’est le tribunal de Nuremberg qui le premier use des qualifications de crimes contre l’humanité et de génocide. Face à ce cas emblématique existe néanmoins une pluralité de situations d’Epuration, des violences homicides dans le Nord de l’Italie à l’internement au camp de Rivesaltes en Roussillon. Par-delà, c’est un nouvel ordre mondial qui se fonde. Lisez la suite de cette entrée »
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Fascisme français : trois portraits
Posté par nicolaslebourg le 22 juin 2009
On a tout dit du fascisme en France : qu’il n’y avait jamais existé ou qu’il y était né. Le terme même de « faisceau » n’était pas inconnu de l’extrême droite française : l’agitateur populiste nationaliste et antisémite de Morès publie en 1896 sa « doctrine du Faisceau » visant à instaurer un socialisme national. L’un de ses disciples, Paul Lanoir, affirme en 1902 au premier conseil national des Jaunes dont il est le leader qu’il faut « unir en faisceau » les producteurs, et lance alors un slogan : « Patrie, Famille, Travail ».Verbiage socialiste, action contre-révolutionnaire, fièvre nationaliste, antisémitisme, irrationalisme du culte de la « terre et des morts » … tout cela fait certes penser au fascisme, n’en est pas fatalement éloigné, mais tout cela ne fait pas un fascisme et encore moins un fasciste. Pour voir des fascistes français, il faut attendre l’entre-deux-guerres. Et de la galerie de portraits, trois se détachent. Lisez la suite de cette entrée »
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L’Homme qui inventa le négationnisme
Posté par nicolaslebourg le 9 juin 2009
Que le Président Barack Obama visite le camp de Buchenwald et, en son discours, il insiste sur le combat contre le négationnisme. Que le Président Mahmoud Ahmadinejad veuille provoquer l’occident et il fusionne tout ensemble négationnisme, antisionisme et antisémitisme. Le négationnisme a ainsi pris une ampleur considérable dont n’eût sans doute jamais rêvé son inventeur, père du néo-fascisme, le Français Maurice Bardèche (1907-1998). Affublé couramment des sobriquets d’« héritier spirituel » de Brasillach et de « plus fasciste des Français », Maurice Bardèche se définit lui-même en 1961 en ces mots : « Je suis un écrivain fasciste ». Il devait, par sa capacité à réécrire le fascisme, avoir une prospérité que peu d’hommes de l’extrême droite française peuvent lui envier. Lisez la suite de cette entrée »
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Un Itinéraire politique : Pierre Sergent [1926-1992]
Posté par nicolaslebourg le 21 mai 2009
Certaines biographies ont valeur de représentation de schémas sociaux ou de structures politiques. La recomposition de l’extrême droite française et la fusion italienne des post-fascistes et des libéraux-réactionnaires dans le cadre des élections européennes, les élections municipales partielles de Perpignan, sont l’occasion de reprendre le fil de la vie de Pierre Sergent (1926-1992) qui représentait parfaitement ce que fut une certaine tradition droitière. Fils d’ingénieur, Pierre Sergent effectue ses études secondaires aux lycées parisiens Henri IV et Saint Louis. A dix-huit ans, il combat dans le maquis de Sologne. A sa sortie de l’Ecole de Saint-Cyr (1949), il rejoint l’Indochine. Officier dans la Légion étrangère, parachutiste, il s’illustre dans la défense du camp retranché établi dans la cuvette de Na San, puis est blessé en opération (avril 1953). En Algérie, il considère qu’il continue le même combat, pour la plus grande France et contre la subversion communiste. Lisez la suite de cette entrée »
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La Fonction productrice de l’histoire dans le renouvellement du fascisme
Posté par nicolaslebourg le 29 mars 2009
En 1962, l’extrême droite française se trouve, pour la seconde fois en vingt ans, idéologiquement en lambeaux. En juillet, son cours est réorienté par la publication de Pour une critique positive. Cet opuscule, rédigé par Dominique Venner, est l’une des origines tant de la Nouvelle droite que du nationalisme-révolutionnaire[1]. Si le premier de ces courants se veut culturel et non fasciste, le second rêve de forger une phalange fasciste de révolutionnaires professionnels. Or, pour perdurer après mai 68, le néo-fascisme se voit contraint à moderniser son langage par la gauche, ce qui, selon un goût culturel commun dans « l’entre-deux-mai », le porte à réinvestir son histoire[2]. Le référent historique est certes le b-a-ba de toute stratégie culturelle, définie comme priorité par la Nouvelle droite, mais est surtout l’un des rares lieux d’activité du marginalisme politique. Lisez la suite de cette entrée »
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Qu’est ce que le nationalisme-révolutionnaire ? [2/2]
Posté par nicolaslebourg le 13 mars 2009
Il n’y a pas une zone d’influence simple du nationalisme-révolutionnaire mais des disséminations contradictoires. Sa structure de rhizome, tant culturel qu’organisationnel, lui a permis d’entrer en contact avec de nombreux espaces politiques, des partis de la droite parlementaire aux groupuscules d’extrême gauche, de formations islamistes à des sionistes radicaux en passant par des panarabistes. Le nationalisme-révolutionnaire se comprend donc par sa confrontation à une série de thèmes et permet de les éclairer en retour – les nationalismes français, allemand, arabe, les fascismes, la Révolution Conservatrice, l’extrême gauche et ses diverses chapelles, les transferts d’encadrement des droites sous la Ve République, le collaborationnisme, le sionisme et l’antisionisme radicaux, le néo-nazisme américain, l’islamisme, le colonialisme, l’anti-impérialisme, l’antisémitisme et le négationnisme. Lisez la suite de cette entrée »
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