Fragments sur les Temps Présents

Le Camp du Barcarès : quelques instantanés [1939-1942]

Posté par nicolaslebourg le 9 février 2009

barcaresPar Nicolas Lebourg

Les commémorations de la Retirade (ou Retirada), ce formidable exil des républicains espagnols traversant les Pyrénées, ont commencé des deux côtés de la frontière. En 1937 et 1938, environ 70 000 Espagnols avaient déjà trouvé refuge en France. Etant donné l’évolution de la guerre d’Espagne, la consigne du ministre français de la Défense était de préparer l’accueil de 15 000 nouveaux arrivants. Mais à partir de février 1939, ce sont plus de 450 000 républicains qui franchissent la frontière. En mars, 264 000 Espagnols se serrent dans les camps du Roussillon. – quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes. Les camps sont improvisés sur les plages (Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, le Barcarès), des installations militaires sont reconverties (Collioure, Mont-Louis). Voici, pour les 70 ans ce cet exil, quelques photographies choisies du camp du Barcarès, quelques documents produits alors par les services de l’Etat.

Toutes les archives ici présentées proviennent des Archives Départementales des Pyrénées Orientales, merci à elles. Il s’agit du premier élément d’une série de diaporamas sur la Retirade et ses camps. Le document est volontairement simple afin qu’il puisse éventuellement être utilisé en guise de support par des enseignant du secondaire travaillant sur ce sujet avec leurs classes.

Accéder au diaporama

7 réponses vers “Le Camp du Barcarès : quelques instantanés [1939-1942]”

  1. PEREZ-GALIANO J PIERRE a dit

    Mon père était un de ces réfugiés Espagnoles qui ont séjourné au camp du Barcarés. Je recherche des traces de son passage est il possible d’ avoir ce genre d’information?

    Merci d’avance.

  2. nicolaslebourg a dit

    Oui : contactez les archives départementales des Pyrénées Orientales en leur donnant l’identité de votre parent, en explicitant les informations que vous recherchez, et vous devriez recevoir les dites données par courrier.

    Bien à vous

    NL

  3. loic le meur a dit

    Retirada

    Finir une triste épître
    Chemin de croix, col des Bélîtres
    Courez sans croire espérer voir
    Les Occitans à Cerbère choir

    Gendarmes sombres, sur leurs affûts
    Sanglés de morgue, ceints de pouvoir

    Bise de Février, glace la Méditerranée

    Ténébreux têtes basses
    Ployés Sous le fardeau
    Les Mères, leurs enfants
    Avec les hommes aux basques
    Malhabiles sans destins
    Effarés de chagrin

    Transhumances Ibères
    En saisons de défaites
    Piétinent sur Argelès

    Pleurez Républicains ! L’anarchie vous à tués
    Vous quittez le désert pour rejoindre l’hiver

    Que sont les être humains, au vent de ces histoires
    Fétus d’une moisson retournant à l’humus

    Nos vies sont des champs glabres
    Ou la cendre des guerres
    Amende les semailles
    Sous d’obscurs printemps

    Mais…

    Débuter un chapitre
    Une paresse espagnole, le maté de ta peau
    Ton regard qui m’emporte
    Tes rires de sierras

    Soleil d’un été, insolente andalouse

  4. François B a dit

    Bonjour,

    Reste- t-il des traces de ce camp comme on peut les voir à Rivesaltes par exemple ?

    Merci pour ce site qui regorge d’informations intéressantes.

    François

  5. NL a dit

    Non, il n’en existe pas de trace matérielle.

    Merci à vous d’avoir cherché ces informations.

    NL

  6. FIGEAC Hélène a dit

    mon père SEDANO RODRIGUEZ Andres était au camp de Barcares, il y est entré le 9 février 39 jusqu’au 21 septembre 1939, date à laquelle i a été incorporé dans la 50ème compagnie militaire composée exclusivement d’espagnols pour l’exécution d tavaux au service de l’armée française (fabrique d’armes à Ternay dans la Vienne. j’ai demandé aux archives départementales des P.O, et il se trouve qu’il n’y a aucune trace de lui. J’ai demandé à un historien qui m’a répondu, que vu l’entrée en masse il n’a pas dû être enregistré…Pouvez-vous me donner quelques infos ..merci

  7. nicolaslebourg a dit

    Si les ADPO n’en ont pas trace cela devient délicat.
    Un ami m’a fait découvir hier un lien quant à un site qui affiorme réaliser des bases de données sur les internés espagnols, je ne connais donc pas et suks étonné de le voir en “lien commercial” sur google, mais essayez toujours cette porte : http///retirada.org

    Bien à vous

    NL

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