Johann Chapoutot, Le National-socialisme et l’Antiquité, Presses Universitaires de France, Paris, 2008, 544p.
Présentation de l’éditeur :
Pour Hitler, le passé de la race, celui qui doit emplir de fierté les Allemands, se trouve en Grèce et à Rome. Une réécriture de l’Histoire qui annexe la Méditerranée à la race nordique, investit l’espace public. Les peuples aryens de l’Antiquité peuvent dès lors servir d’inspiration et de modèle pour construire une société et un homme nouveaux et Rome est le meilleur exemple pour édifier un Empire. L’Antiquité grecque et romaine enseigne comment se perpétuer dans une mémore monumentale et héroïque, celle du mythe. Cet ouvrage qui restitue une autre histoire de l’Antiquité, fait pénétrer au coeur du projet totalitaire nazi : il s’agir de dominer non seulement le présent et l’avenir mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.
Sommaire :
Introduction
Première partie : L’annexion de l’Antiquité
I — Ex septentrione lux : le dis
cours des origines II — Une Méditerranée nordique : la Grèce, Rome et le Nord, entre cousins germains III — Mens sana : Antiquité, humanités et jeunesse allemandeDeuxième partie : L’imitation de l’Antiquité
I — Le corpus sanum de l’homme nouveau. De la pierre à la chair, esthétique et eugénique du corps aryen II — État raciste et société holiste : Platon philosophe-roi ou le Troisième Reich comme seconde Sparte III — De l’Imperium au Reich : les leçons de l’hégémonie romaine
Troisième partie : L’écho de l’Antiquité
I — L’Histoire comme lutte des races : l’affrontement Orient/Occident dans l’Antiquité II — Volkstod, Rasseselbstmord : comment meurent les civilisations III — La chorégraphie de la fin : esthétisme, nihilisme et mise en scène de la catastrophe finale
Conclusion — Bibliographie